#61: L’étranger dans la maison – Shari LAPENA

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L’étranger dans la maison par Shari Lapena, traduit de l’anglais par Valérie Le Plouhinec

  • Maison d’édition: Presses de la cité 
  • 304 pages
  • Quatrième de couverture:

« Mariés depuis deux ans, Karen et Tom ont tout pour être heureux : un train de vie confortable, un pavillon coquet, des projets d’avenir. Un soir, quand Tom rentre à la maison, Karen s’est volatilisée. Alors qu’il commence à paniquer, Tom reçoit une visite de la police : son épouse a été victime d’un grave accident de voiture, dans un quartier malfamé où elle ne met d’ordinaire jamais les pieds. À son réveil à l’hôpital, la jeune femme a tout oublié des circonstances du drame. Les médecins parlent d’amnésie temporaire. En convalescence chez elle, Karen est décidée à reprendre le cours de sa vie. Sauf que quelque chose cloche. Elle sait que, depuis quelques mois, quelqu’un s’introduit en leur absence dans la maison…« 

avis livre

Quel bonheur d’avoir eu cette opportunité de découvrir L’étranger dans la maison ! Je remercie tout de suite les éditions Presses de la cité et BePolar pour cette chance. Sorti tout récemment, je vous préviens d’avance, ce petit nouveau va envoyer du lourd, si, si. Accrochez les ceintures, surtout sur la fin. Nan, en fait accrochez la ceinture dès maintenant.

On pourrait qualifier le second titre de Shari Lapena comme un thriller domestique, comme son premier d’ailleurs. Ici, pas d’action, pas de scène de bagarre, pas de sang. Pas beaucoup, disons. C’est sur la psychologie que ça se joue, et sur une question ou deux : qui est le corps anonyme retrouvé dans un restaurant abandonné ? Qui est Karen ? Rien qu’avec ça, on a du pain sur la planche. 

Difficile de vous parler du roman sans vous parler de l’intrigue, aussi je vais rester assez vague pour ne rien gâcher. Surtout la fin. Ahah !

Thriller domestique ne veut pas dire rythme de mémé, on s’en apercevra dès le premier chapitre qui nous sert une scène de crime sur le plateau, bah ouais, on commence bien le début ! Des phrases courtes et efficaces, comme le style de l’auteure dans son premier titre. Si l’on a une histoire assez banale sur le départ, accompagnée des quelques clichés qu’on trouve dans le genre (les chères explications sur le fonctionnement de l’amnésie, les retrouvailles des mariés), le ton change assez rapidement, une fois que Tom, le mari dans l’incompréhension, a posé son lot de questions. 

Parce que dans cette histoire, tout le monde devient suspect. Karen ? Oui, mais Tom ? Non, Karen. Tom est louche aussi. Et en dehors de la maison, qui se cache derrière un masque ? Tous les personnages cachent des choses, à l’exception peut-être des deux inspecteurs que l’on découvre. A ce propos, une chose que j’apprécie tout particulièrement, c’est que l’on ne s’attarde pas sur leur vie privée, comme d’autres romans ont l’habitude de le faire. Ici, c’est l’enquête et c’est tout. Peu de personnages, ce qui facilite la mémorisation. Des personnages qu’on aime (Karen, quand même ! Tom, moui, aussi !) et d’autres qu’on aimerait bien buter…pas de nom, j’garde leur anonymat. Tout ça pour vous dire que les personnages sont loin d’être lisses et innocents, c’est ce qui fait aussi la complexité de L’étranger dans la maison, et la raison pour laquelle on tourne frénétiquement les pages.

Les chapitres sont courts et découpés en plusieurs parties, ça donne un très bon rythme qui ne se relâche qu’en de rares instants, le temps de souffler. Jusqu’au final, où là, on se retrouve avec les yeux en soucoupe, le regard dans le vide, le cerveau qui tournicote à la recherche de…bah, rien. On s’est fait avoir, mais comme des bleus ! Alors, oui, la fin plaira à certains, elle fera rager d’autres, mais en ce qui me concerne, j’ai été bluffée. Totalement bluffée, quelque chose d’aussi machiavélique…j’aime. De beaux coups de théâtre vous attendent !

Bref, au vu de ces fins, je me dis qu’une suite ne serait pas de trop, à moins que nous, lecteurs, l’écrivions ou l’imaginions. L’écriture simple mais efficace et l’intrigue qui semble banal mais qui ne l’est absolument pas m’a fait adorer ce roman, tout simplement. Moi qui étais un peu inquiète sur le tout début, j’ai vite fini par céder à Shari Lapena. Lu en un jour même pas, un régal. Nom di diou, j’en veux encore ! 

Pour aller plus loin          

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