PARLOTTE#5 : Mes chroniques

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Mh, un an que nous sommes ici et que nous parcourons des univers ensemble, un an que vous découvrez la plume de Saveur Littéraire à travers ses chroniques et autres blablateries fort intéressantes (n’est-ce pas ?). Et aujourd’hui, voilà que la bestiole Sav’ se prend d’une envie, celle de vous parler un peu de ses chroniques, de ses réflexions sur sa manière de les écrire. Vous suivez ? 

Alors, déjà, avant de commencer cette dissertation, je vous renvoie au très bon article de Les carnets de Kleio qui a publié, il y a très peu de temps, ses propres réflexions sur le sujet. Le voici => Rédiger une chronique littéraire : un exercice compliqué.

Bah alors, qu’est-ce que j’en dis, au terme d’une année complète à lire et écrire des chroniques ? La première chose, c’est que oui, effectivement, écrire des chroniques relève d’un exercice compliqué. Quand on commence, on se dit sûrement « Oh chouette, me voilà dans le monde des grands, avec MON avis, j’vais peut-être donner envie aux lecteurs de lire, ou pas ! A moi le fabuleux monde littéraire, à moi les critiques ! » On se dit bien sûr tout ça en songeant à la facilité de la tâche. Bah, que nenni mes braves ! Et en quoi la chronique, c’est sacrément dur ? Pourquoi on déchante ?

Parce qu’au-delà du roman qu’on lit et qu’on apprécie, ou qu’on hait de toute son âme, il y a la plume. Vous savez, la personne qui a écrit le roman en question et qui, vous vous en doutez bien, aura passé un temps fou dessus, un temps dont nous lecteurs ignorons tout, ou presque. On ignore le nombre de réécritures, le nombre de nuits blanches, les crises d’angoisse, les doutes…et se dire qu’en une chronique, on peut démonter le travail d’une plume…Mouairf. Me plaît moyen.

Vous aurez peut-être remarqué ma manière de faire mes chroniques ? Même si je n’ai pas adhéré à un roman, je ne le démonte jamais. J’explique ce qui ne m’a pas plu, j’essaye de donner des points positifs, et surtout, je demande aux lecteurs de se faire leur propre idée, que parce que moi je n’ai pas aimé ne veut pas dire qu’ils détesteront aussi. C’est ça qui est important à mes yeux, offrir une chronique sincère et laisser les lecteurs se faire leur propre idée. Les critiques doivent être un support, mais je pense qu’il ne faut pas toujours s’appuyer à fond dessus. Se faire sa propre idée, ce qui plaît à l’un ne plaira pas forcément à l’autre, c’est naturel. Les goûts, les couleurs…

Tiens, j’vous parle d’honnêteté ! L’un des autres points que je note dans mes chroniques, c’est l’aspect généralement enjoué. Vouloir trouver quelque chose de bien à dire, parce que mince quoi, j’ai beau ne pas avoir apprécié un roman, il y a quand même bien quelque chose de positif dedans, flûte alors ! Un peu de positivité dans ce monde de brutes, eheh ! J’vous cause positivité, mais positivité, c’est l’un des mots qui correspond à ce blog, et à moi, j’espère. Mon but en me lançant dans ce blog, dans ce compte Twitter, c’est de partager, de lire, de donner envie aux autres de lire ce que je lis, de faire découvrir, d’aider. Bref, partage et positivité. 

J’assume le côté bisounours, hein ! 

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Alors voilà, écrire des chroniques en respectant certains principes, dont notamment le respect, bah c’est pas simple. Il faut, je pense et j’essaye de l’appliquer, faire preuve d’un peu d’objectivité, en particulier quand on aime pas un bouquin. Ne pas que se lancer dans une liste des pires erreurs qu’on a trouvé dans la lecture. Bon, soyons honnêtes, n’est-ce pas ! Mais sans forcément avoir à démonter le suppôt de Satan qu’on a lu.

Oh, mais attendez, honnêteté ?! Revenez, on va causer honnêteté aussi, tiens, encore un peu ! Je vois pas mal d’autres blogueurs et blogueuses parler d’honnêteté, d’avoir des chroniques vraies et sincères. Cas de figure que l’on voit souvent ces temps-ci : les collègues sont gêné(e)s quand, dans le cas d’un service-presse, celui-ci ne leur plaît pas. Se pose la question fatale : dois-je dire dans ma chronique que j’ai vraiment pô aimé ce roman ? La maison d’édition va-t-elle mal le prendre, va-t-elle arrêter le partenariat avec moi parce que j’ai assassiné (rendez-vous compte, assassiné ! Alors qu’en fait, c’est juste donner un avis divergent) le bouquin qu’elle m’a envoyé ?

Bah, moi j’vous l’demande, mes braves : pourquoi mentir ? Pourquoi faire l’éloge d’une lecture qu’on a pas du tout aimé ? Il ne s’agit encore une fois pas de démonter intégralement un roman. Juste de dire les choses telles qu’elles sont, qu’on a pas aimé, pourquoi on a pas aimé, ‘fin bref, donner des pistes pour que la prochaine fois, ça soit meilleur ! Mais mentir, dire qu’on a adoré, à quoi ça sert, mh ? A préserver un partenariat, à ne pas froisser la maison d’édition ou la plume en question ? Il y a là des débats intéressants, mais je ne les évoquerai pas dans cette dissert’ !

Mais, le but de partager sur un blog, c’est aussi de donner un avis vrai. Y a une confiance mutuelle entre celui qui écrit ses chroniques et celui qui les lit. Comment avoir confiance quand l’un des deux ment ? D’autant plus que, mais là encore c’est mon simple avis, j’ai l’impression que ça se sent quand la chronique est « fausse ». On le sent quand l’auteur(e) n’a pas aimé ce fichu bouquin !

Je réfléchis aussi à autre chose. Autre cas de figure, quand tout le monde ou en tout cas la majorité semble adorer un livre, et que toi, loufoquerie ambulante que tu as décidé d’être aujourd’hui, tu te retrouves embêté(e) parce que, arf, tu comprends pas l’engouement autour du livre. Non mais c’est vrai quoi, t’as raté un truc dedans ou bien…tout le monde adore, et toi, tu…n’aimes pô ? C’est là que donner un avis sincère peut s’avérer délicat, parce que effet de majorité. Si la majorité aime et qu’on aime pas, peut-être que c’est nous qui n’avons pas compris la finalité, le message ou que ne sais-je du roman. Une remise en question se forme, et en attendant, ça ne dépatouille pas la chose, parce qu’on se retrouve quand même toujours enquiquiné par cette histoire de pas aimer un bouquin adulé de tous ou presque.

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Sacrément dur que d’écrire des chroniques, hein ! Et j’vous cause même pas de la manière de le faire sur la forme ! Format court ou format long ? Plutôt entre les deux, genre pas trop court, mais pas trop dissertation non plus sinon on lira moins ? Qu’est-ce que je mets dedans, un résumé que j’ai fabriqué, ou le résumé de l’éditeur ? Les infos, on s’en tape du traducteur, nan ? Bah nan, allez, j’le mets, il a participé ! J’regrette, sans lui ou elle, on aurait peut-être jamais pu lire le bouquin, à moins de parler la langue originale ! D’ailleurs, je profite de ce paragraphe pour remercier chaque traducteur, chaque traductrice qui nous permet de nous plonger dans ces univers. Le métier n’est déjà pas facile, mais en plus, pas ou peu reconnu, et pourtant, dans le secteur de l’édition, la traduction est importante. 

Eh, j’pourrais vous énumérer tout ce qu’on se dit quand on veut écrire une chronique littéraire, outre les infos basiques, le résumé…mettre la couv’, mettre une jolie photo, comment qu’on écrit ça ? De façon tout à fait structuré, ou on s’autorise à écrire d’une façon plus libre ? Et les citations, les lecteurs en voudront, des citations ? AH MAIS J’EN AI MARRE, POURQUOI J’ME SUIS LANCÉE DANS CETTE MOUISE ?! ‘Fin bref, la chronique littéraire, autant sur le fond que sur la forme, on est d’accord que c’est compliqué. Certain(e)s prendront une heure à l’écrire et le feront très bien, d’autres prendront plus de temps avec une qualité tout aussi bonne. Il y a les doutes, les incertitudes, les découragements, les pressions que chacun(e) se met. Du genre IL FAUT publier tant de chroniques par semaine/mois…toutes ces pressions que l’on s’impose.

Chroniquer, c’est pas simple. Trouver les mots, être sincère et constructif, exposer son point de vue même s’il est négatif, mais faire en sorte de garder quand même un peu de positif là-dedans…un travail de monstre, j’vous dis ! 

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Il y aurait tant à dire, je me suis un peu perdue, j’ai digressé à de nombreuses reprises, comme dans mes disserts’ de philo (ah, la belle époque, la Term…c’était y a trois ans maintenant, quels doux souvenirs !) Mais l’essentiel est là, j’avais envie de vous parler de ma manière de chroniquer, de cette positivité à la limite du bisounours que vous pouvez souvent trouver dans mes chroniques ou sur mon compte Twitter. C’est juste qu’à mes yeux, c’est important, j’ai pas souvent l’occasion de faire preuve de positivité dans ma chère p’tite vie, alors si je peux le faire ici, avec vous et mes lectures, bah je me prive pas !

Et rappelez-vous, c’est pas un avis qui va décider pour vous ! Si un avis est négatif et que vous vous sentez découragé(e), ne mettez pas le titre du roman au fond d’un tiroir. Non, gardez-le en tête, et si vous croisez le roman en question au détour de vos achats, pourquoi pas se laisser tenter ? Les goûts, les couleurs, tout est subjectif par ici ! Le plus important, c’est de se faire son propre avis. Les chroniques sont un support.

Bisouilles, et merci de m’avoir lu ! Sans doute ais-je commis quelques bourdes dans ces mots, alors pardon si c’est le cas, n’hésitez pas à poursuivre le dialogue ! 

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5 réflexions sur “PARLOTTE#5 : Mes chroniques

  1. Coucou, merci beaucoup pour le lien vers mon article, je vais également rajouter un lien vers le tien car je trouve que ton angle de réflexion sur le sujet est super intéressant également. C’est vrai que ça ne sert à rien de tricher, si on a pas aimé un livre même en se forçant on risque de le faire ressentir que la lecture n’a pas été top. Et puis à quoi bon mentir?! C’est vrai que certain.e.s n’osent peut-être pas donner leur vraie opinion quand il y a un partenariat avec un auteur ou une maison d’édition mais comme tu dis il suffit juste d’argumenter et je pense que ça devrait passer.

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