#42: L’échange – Rebecca FLEET

42 l'échange

L’échange par Rebecca Fleet, traduit de l’anglais par Cécile Ardilly

  • Maison d’édition: Robert Laffont
  • Collection : La Bête Noire
  • 336 pages
  • Quatrième de couverture:

 » « Personne ne vit ainsi… à moins d’avoir quelque chose à cacher. »

Quand Caroline et Francis reçoivent une offre pour échanger leur appartement de Leeds contre une maison en banlieue londonienne, ils sautent sur l’occasion de passer une semaine loin de chez eux, déterminés à recoller les morceaux de leur mariage. Mais une fois sur place, la maison leur paraît étonnamment vide et sinistre. Difficile d’imaginer que quelqu’un puisse y habiter.

Peu à peu, Caroline remarque des signes de vie, ou plutôt des signes de sa vie. Les fleurs dans la salle de bains, la musique dans le lecteur CD, tout cela peut paraître innocent aux yeux de son mari, mais pas aux siens. Manifestement, la personne chez qui ils logent connaît bien Caroline, ainsi que les secrets qu’elle aurait préféré garder enfouis.
Et à présent, cette personne se trouve chez elle… »

avis livre

En voici un que les réseaux sociaux me mettaient sans cesse sous le nez, me poussant à cette affreuse curiosité ! Rien que la couverture me donnait l’eau à la bouche, mystérieuse et sobre: du noir et du blanc, deux portes, et la promesse d’un thriller à ne lâcher qu’à la toute fin. Qu’est-ce qui fait que L’échange est un roman qu’on dévore et dont on tourne les pages avec frénésie ? 

Pour commencer, c’est, peut-être vous en conviendrez, une histoire que l’on pourrait appeler banale. Une femme et son mari, un couple qui ne va malheureusement pas bien du tout car le mari est toxicomane. Tout ça vire à une adultère que nous suivons dans son cheminement. Mais, l’histoire se révèle ne pas être si banale que ça ! Adoptant un découpage narratif particulier en trois parties (Ici, Ailleurs et la partie qui concerne la personne mystérieuse qui cause des tords au couple), le roman n’en est que meilleur et offre une manière de découvrir l’histoire assez intéressante. On suit tour à tour le point de vue de Caroline et Francis, les époux dont la vie de couple va mal, et le point de vue du fameux personnage mystère qui habite temporairement chez eux.

Quelques mots sur Francis, le mari toxicomane que l’on déteste au début, et dont on voit le long travail sur lui-même au fur et à mesure pour arriver à retrouver une vie de couple comme avant. Ce que je peux dire de lui ? C’est qu’il m’apparaît souvent comme une vraie tête à claque insupportable ! Mais l’impression évolue avec le cheminement du personnage. Carl, l’amant aux mystères de Caroline, a des motivations qui restent floues, mais est-il vraiment celui qu’on soupçonne d’être ? L’échange s’attache à nous faire douter de ce jeune homme ! Mais pas que de lui, d’ailleurs ! Je vous laisse découvrir cet aspect-là de vous-même, voulez-vous ?

On y rencontre aussi d’autres personnages, très brièvement à vrai dire car l’intrigue tourne surtout autour de Caroline, Francis, Carl et Amber, la voisine du couple installé temporairement dans une maison pour les vacances. Et là, alors que l’on croyait connaître la vérité, toute la vérité, d’autres personnes apparaissent, d’autres rebondissements viennent nous tirer de nos conclusions hâtives.

Alors, alors ? Malgré le peu d’action qu’il y a, car on découvre seulement comment on est arrivés à cette situation, en compagnie de Caroline et Francis, et malgré aussi quelques scènes répétitives (notamment au niveau des impressions de Caro, justement), le roman ne perd pas son effet « page turner ». Après ce fameux retournement de situation aux alentours de la page…nan, j’vous dirais pas, vous trouverez de vous-même ! Bref, après ce retournement, je peux vous dire que vous n’aurez de cesse de tourner les pages, en quête d’une fin que, peut-être, vous verrez venir doucement, sans vouloir la lire parce que ça veut dire que l’histoire se finit. Et comment finit-elle ? 

D’une manière réaliste, avec pour seul regret celui de ne pas savoir si elle donne tout à fait satisfaction, alors qu’il aurait pu y avoir un chouia plus. Mais, finalement, ce n’est pas une fin qui déplaît ! Réaliste, je vous dis. 

Avec une intrigue proche de La fille du train de Paula Hawkins, une écriture fluide et agréable, une traduction à saluer et un travail sur l’échange (que ce soit l’échange des maisons, l’échange difficile entre le couple notamment au début, ou le manque d’échange sur les secrets justement), ce roman remplit bien sa part: on tourne les pages frénétiquement en s’arrachant quelques poignées de cheveux ! 

Regret quand même malgré tout ça, qui fait que L’échange ne sera pas un coup de cœur: j’ai beau saisir le point de vue des personnages, il m’a été assez difficile de m’attacher complètement à eux, même à Caroline. Au final, c’est pour Sandra que j’ai ressenti le plus d’empathie.

A lire, un roman de l’été, qui vous fera peut-être réfléchir sur votre manière de passer vos vacances ! Alors, que préférez-vous ? Échanger une maison comme nos héros, ou préférez plutôt la sécurité d’un mobile-home ? Peut-être une tente ? Et puis, n’oubliez pas d’emporter ce roman dans votre valise, surtout !

Pour aller plus loin

2 réflexions sur “#42: L’échange – Rebecca FLEET

  1. C’est vrai qu’il y a un petit côté La fille du train, du moins, dans les ressentis que suscite cette lecture 🙂
    Comme toi, sans être un coup de cœur, j’ai apprécié cette histoire et la tension psychologique que l’autrice a su instaurer. Quant à la fin, j’ai trouvé qu’elle était trop douce pour l’un des personnages et du coup, assez injuste…

    Aimé par 1 personne

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